Infiltrations Articulaires

Infiltrations articulaires, de quoi s'agit-il ?

Les infiltrations articulaires et péri-articulaires ont pour but de réduire les douleurs en rapport avec des problèmes articulaires, ligamentaires ou tendineux. Le but est d’injecter un médicament actif (cortisone) à proximité d’une zone inflammatoire. Il est désormais prouvé scientifiquement que le guidage radiologique ou échographique permet une meilleure efficacité à court terme et long terme et réduit le risque de complications.

Le processus d'infiltration articulaire

Le geste a lieu dans une salle de radiologie ou d’échographie dans des conditions d’asepsie stricte respectant les recommandations actuelles et actualisées avec notre politique qualité. Un répérage de la zone à infiltrer est habituellement effectué selon les habitudes du radiologue puis l’aiguille est introduite progressivement ce qui permet de réaliser l’anesthésie.

La radiologie interventionnelle est extrêmement précise et requiert une immobilité stricte; les protocoles d’anesthésie locale sont donc adaptés au type de procédure et au patient pour que le geste soit le plus indolore possible. Néanmoins, nous ne réalisons pas de gestes sous anestéhésie générale.

Une fois que l’aiguille est en place, le radiologue injecte la cortisone au contact de la zone inflammatoire. Une immobilisation relative est souhaitable : l’articulation ou la zone infiltrée doit être sollicitée le moins possible le jour et le lendemain du produit pour ne pas accélérer la diffusion de la cortisone et permettre une meilleure efficacité. Des douleurs peuvent survenir dans les suites de l’examen et sont habituellement transitoires. L’apparition d’une fièvre et/ou d’un écoulement purulent du point de ponction doivent alerter le patient et nécessitent une consultation auprès d’un radiologue du service. Les infections sont rares mais nécessitent un traitement antibiotique le plus rapidement possible voire un lavage articulaire.

Après l'infiltration

L’infiltration met en général plusieurs jours à agir et il faut attendre trois à quatre semaines avant de juger de l’efficacité du geste. Une deuxième infiltration peut être proposée en cas d’efficacité partielle ou de récidive douloureuse. À l’inverse, une deuxième infiltration ne doit être répétée si la première a été inefficace. Dans tous les cas, il revient au médecin prescripteur de prendre la décision d’une nouvelle infiltration en accord avec le médecin radiologue. En général, on admet que les infiltrations ne provoquent pas d’effets généraux si moins de quatre injections ont été réalisées sur une année. Dans tous les cas, l’efficacité est variable et dépend du type de pathologie traité.

Avant de réaliser le geste d'infiltration, il faut :

  • connaître la nature de la pathologie (d'où la nécessité d'un bilan d’imagerie de qualité)
  • vérifier l'absence de contre-indication
  • avoir une ordonnance demandant le geste du médecin prescripteur
  • avec une ordonnance pour l’anesthésie locale (lidocaïne 1%), le produit de contraste iodé (Visipaque 270 ou Hexabrix 320) et la cortisone (Altim, Hydrocortancyl 2,5%).
  • que la procédure ait été expliquée au patient, éventuellement lors d'une consultation auprès du radiologue spécialisé.
  • que le patient ait pris connaissance de la fiche d’information quelques jours avant la réalisation du geste et qu’il ait donné son consentement écrit.

 

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